Ça fait déjà quelques mois que le film "2012" fait son marketing juste par le buzz et la diffusion de teasers, puis de bande-annonces. Les raisons du succès de ce buzz ? La peur ( jetez juste un coup d'oeil aux images de méga-tsunami dans l'Himalaya , vous comprendrez ). Quand la crise nous déprime, nous inquiète ( voire, pour les plus assidus des analyses économiques sérieuses, nous paniquent ), nous courons au cinéma voir des films où l'apocalypse est au coin de la rue. Réflexe humain: après une telle débauche de fin du monde, la réalité a bien meilleur goût :-)
- les conditions de la migration internet sont réunies ...
- à court terme, et malgré une politique d'investissement pro-active de l'industrie de la vidéo ( contrairement à la presse ou à la musique ), destruction de valeur engendrée par cette migration : le contrôle des coûts serait la dominante de la décennie 2010-2020.
- à moyen terme, monétisation des nouveaux usages ( autorisant la croissance )
- les fondamentaux de la TV seront impactés ( notamment sur 2 points: les producteurs indépendants vont pouvoir se passer des chaînes pour trouver un public ; les modèles d'exclusivité télévisuels vont disparaître )
- l'industrie européenne souffrira davantage que la nord-américaine, plus rapide à suivre le public dans sa migration et surtout , beaucoup moins réglementée !
Vu du Québec et du Canada, je serais plus dubitative sur ce dernier point, tant il est vrai que les usages de production ici sont liés à un financement institutionnel ( crédit d'impôts, fonds, etc... ) qui protège encore assez bien la production de contenus. Pour autant, les producteurs canadiens font globalement face à une raréfaction de ces programmes d'aide ( les gouvernements ayant eux aussi des problèmes de financement... ) et ont donc entamé, pour certains, leur " refonte ". Mais revoir leurs business model aussi drastiquement ? 2020, cela laisse encore 11 ans après tout. De nouveaux joueurs apparaîtront sans doute, comme pour les autres médias.