Lundi prochain, on fêtera les 40 ans des premiers pas de l'homme sur la lune.En 1969, on n'avait encore vécu aucun choc pétrolier, les français vivaient encore leurs Trente glorieuses, l'Amérique roulait en Buick et en Cadillac.
Cet anniversaire se tiendra dans une ambiance bien différente, plus morose et moins ambitieuse quant à la conquête de l'espace...
Une chance qu'il nous reste la pub pour nous faire rêver. J'ignore si certaines marques s'aventureront sur ce territoire lundi prochain ? Et si lundi nous devions suivre le premier pas de l'homme sur Mars, serions-nous tous sur Twitter ou devant la petite lucarne télévisée ?
Pour célébrer avant tout le monde, plongeons dans les archives publicitaires. Les deux messages présentés datent un peu, celui de Levi's de la fin des années 90, la pub australienne pour la barre Mars de 2002. Pour autant, la première est toujours aussi savoureuse. Quant au film Levi's, il figure dans mon panthéon publicitaire depuis sa diffusion à "Planète pub": je trouve qu'il n'a pas pris une ride, comme tous les spots avec du souffle et du style. Bonne téléportation :-)
C'est un petit clin d'oeil hommage au film de Clint Eastwood , ou comme l'aurait dit Sega à une autre époque : les bébés Evian, c'est plus fort que toi. La marque de 4 millions de vues vient d'être franchie aujourd'hui, quelques jours après le lancement officiel du nouveau film "Rollerbabies" (site officiel : live young ). Marion Cotillard dans le film LADY DIOR a fait 1 million en un mois il me semble et c'était pourtant un excellent score...
Je n'avais pas vraiment embarqué sur les teasers de cette campagne savamment orchestrée par l'équipe de BETC Euro RSCG et de Rémi Babinet/ Mercedes Erra.Visiblement, je suis la seule :-)
Après la virtuosité asiatique, cette sélection "made in IdeAd" dans les catégories Outdoor et Press du Festival international de Publicité se poursuit avec impertinence, humour et espoir ... autant de pub intelligente au centimètre carré, les adbusters n'y survivront pas !
• Impertinence néo-italo-zélandaise
Quand j'étais en Australie, j'ai découvert le secret de la réussite créative de ce petit pays qu'est la Nouvelle-Zélande : les publicitaires australiens envient beaucoup les processus de décision court-circuités de leurs confrères " kiwi ". Il semblerait qu'entre les créatifs et les clients de NZ, non seulement le courant passe mais la distance n'existe pas : plus petit marché signifiant en Océanie petit marché très isolé, les créatifs sont en prise directe avec les patrons et les vrais décideurs...
C'est toujours un grand plaisir quand on va à Cannes de parcourir l'exposition des publicités des catégories Press et Outdoor. Avec les années, l'affichage a pris des libertés de format et les pubs magazines sont devenues parfois des affiches ( raréfaction des mots, image dominante ). Mais fondamentalement, la plupart des créatifs ressort de ces catégories imprimées avec trois pensées* :
• génial ! • superbe ! • jalousie ...
Ce qui par les temps difficiles que la publicité traditionnelle connait est tout de même une vraie prouesse. Réapprendre le BA-ba de la pub, voilà le cours magistral du print.
2009 n'échappe à la tendance des dix dernières années : curieusement, et alors qu'on nous annonce la fin des médias imprimés, à Cannes, ce sont les Lions télé dont on ressort déçus, et les print qu'on admire. Oui , je sais, tout le monde ne parle que du Cyber, du digital, du numérique... Raison de plus pour aller jeter un coup d'oeil au bon vieux papier : il y a des perles dans ces palmarès qui dépassent largement le GP français pour Wrangler.
Voici donc la preuve en image que cette espèce de publicité en voie de disparition a de quoi donner des leçons à bien des vidéastes...
Généralement, le dimanche qui clôture le festival des Lions de Cannes est une journée pénible pour ceux qui y sont encore : la soirée du samedi étant souvent la plus excessive, la Méditerranée s'avère incapable de rafraîchir les idées de qui que ce soit. Le citrate de bétaïne fait office sur la Croisette de trousse de premiers soins :-) C'est aussi l'heure de faire ses valises et de tenter un rapide bilan.
Cela fait quelques années que je n'ai pas vécu le festival de l'extérieur et force est de constater qu'en 2009, on peut le suivre parfaitement sans y être tant la profusion des médias déployés sur place, de vidéos et de matériel accessible gomme la distance. Moins excitant que le vécu certes, mais pour la prise de recul, très agréable.
D'ailleurs, ce billet ne sera pas le millième à vous donner les résultats, tous largement disponibles sur le site du Festival. Je ne commenterai pas non plus ce palmarès : comme tous les ans, on va s'interroger sur les choix du jury, se demander si la classification Bronze/silver/gold a un sens, si la vie publicitaire a un sens, bref, la routine des concours puissance 10...
Je préfère - et ce sera l'objet de différents billets cette semaine - y aller d'une sélection propre à IdeAd au sein des différentes catégories et surtout, pour aujourd'hui vous recommander la lecture / le visionnage de quelques opinions / articles : la quintessence de Cannes à un clic de souris !
Ça fait déjà quelques mois que le film "2012" fait son marketing juste par le buzz et la diffusion de teasers, puis de bande-annonces. Les raisons du succès de ce buzz ? La peur ( jetez juste un coup d'oeil aux images de méga-tsunami dans l'Himalaya , vous comprendrez ). Quand la crise nous déprime, nous inquiète ( voire, pour les plus assidus des analyses économiques sérieuses, nous paniquent ), nous courons au cinéma voir des films où l'apocalypse est au coin de la rue. Réflexe humain: après une telle débauche de fin du monde, la réalité a bien meilleur goût :-)
Dans un registre plus sérieux, plus lointain, très éclairant mais pas plus rassurant, l'IDATE( " fondé en 1977, l’un des premiers centres d’études et de conseil en Europe, dont la mission est d’accompagner les décisions stratégiques de ses clients sur les secteurs Télécoms - Internet - Médias." ), qui publie chaque année de coûteuses études sectorielles sur les domaines pré-cités, vient de publier une synthèse prospective sur l'avenir de la télévision : TV 2020, la migration internet ( téléchargeable via Offremedia ).
Au coeur de l'argumentaire, la migration internet déjà bien entamée, des audiences et des contenus et une analyse des tendances actuelles ( autant en terme publicitaire que de consommation télé ).
Comme souvent, 3 scénarios sont développés, du "moins pire" au "moins avantageux" monétairement parlant...
Le dimanche, surtout quand il est nuageux et lourd comme aujourd'hui à Montréal, peut s'avèrer un bon moment pour prendre le temps d'un peu d'exploration web, de lectures de fond et de rattrapage de nouveautés en tous genres. C'est tout l'objet de ce best of, qui démarre avec l'excellente initiative du bureau français de l'IAB : le premier Webmagazine vidéo dédié à la publicité interactive et notamment sa section " Créa".
Deux média français du milieu de la com' ont lancé récemment ( voire aujourd'hui dans le deuxième cas ) des campagnes d'autopromotion. Totalement distinctes dans la forme et dans les objectifs, elles tombent à point pour évoquer la publicité traditionnelle, qu'on enterre toujours trop vite et qui fera encore courir les foules à Cannes la semaine prochaine...
Gabrielle Chanel, qui était à ces heures très portée sur les signes de chance et la numérologie, ne se serait sans doute pas opposée à cet alignement des astres cette année et à toutes ces coîncidences heureuses venant soutenir l'aura de son nom et celle de son grand succès en parfumerie, N°5.
Une chose est certaine: l'art de l'influence selon Chanel demeure une référence, plus de trente ans après la disparition de sa fondatrice. Et même si j'entends souvent la réserve suivante " Chanel, c'est l'univers du luxe, un monde à part, pas transposable ", je demeure convaincue qu'en terme de stratégie de relations presse et d'authenticité de la marque dans sa démarche artistique, Chanel a plein de leçons à donner à n'importe quelle marque ayant de l'ambition dans la durée...
Les télescopages transantlatiques
sont une des raisons d'être d'IdeAd et la grande distribution m'en fournit un
prétexte supplémentaire ces jours ci. L'obsession française autour du "pouvoir d'achat" aurait-elle traversé l'Atlantique ? On retrouve en effet cette préoccupation en Amérique du Nord mais elle est jouée de manière bien moins dramatique, malgré des chiffres de chômage aussi alarmants qu'en France et une assurance emploi bien moins généreuse.
Dans l'Hexagone, on apprend sans grande surprise ces jours ci ( Source TNS Media Intelligence via
100% média ) que les grandes enseignes de distribution ont révisé drastiquement leur planification média. La bonne nouvelle, c'est que les Leclerc, Carrefour et cie n'ont pas vraiment coupé leurs investissements en pub : ils ont plutôt arbitré différemment leur présence...